Plan directeur en environnement du Lac-des-Seize-Iles

La municipalité de Lac-des-Seize-Iles demeure à ce jour un joyau particulier dans les Laurentides.

Les citoyens et leurs élus ont tout avantage à préserver cet acquis et miser sur une protection accrue de leur environnement.

Une politique de protection de l’environnement est avant tout une vision à long terme d’une saine gestion du territoire.

Pour consulter le plan directeur en environnement à la section Études.

 

LAC-DES-SEIZE-ÎLES

La municipalité du Lac-des-Seize-Iles est un milieu d’habitation et de villégiature paisible, un milieu aquatique et forestier naturel, choyé par la qualité des paysages, et qui dépend de la santé et la viabilité des ses lacs et de son milieu naturel.

En effet, le territoire de la municipalité est occupé en grande partie par des plans d’eau.

De surcroit, à l’exception de quelques secteurs développés, la majorité des bassins versant de la municipalité est composé d’un environnement forestier.

Le plan directeur en environnement doit établir les lignes directrices qui serviront à protéger ce milieu naturel.

Ce plan doit maintenir l’intégrité de l’environnement dans le contexte de la vision stratégique, du développement durable et dans l’élaboration du plan d’urbanisme de la municipalité.

Le plan de conservation réalisé par BIOFILIA en 2012 a caractérisé le paysage et les composantes naturelles de la municipalité et a donné le portrait des écosystèmes et des milieux sensibles (ex : milieu forestier, éléments associés à la faune, éléments du paysage etc.) permettant d’élaborer ce plan de protection et de mise en valeur de notre milieu naturel.

Les GRANDES LIGNES de la politique environnementale visent à :

  • Préserver l’intégrité de l’environnement, du paysage et du patrimoine.
  • Soutenir la vocation résidentielle et de villégiature pour la municipalité.
  • Maintenir la qualité visuelle en bordure des corridors routiers, soit assurer l’intégration harmonieuse des nouveaux projets de développement au cadre naturel du territoire.
  • Sensibiliser les citoyens, les administrateurs, les employés municipaux et les élus à la préservation des milieux naturels et l’impact de l’activité anthropique. (En géographie et en écologie, l’anthropisation est la transformation d’espaces, de paysages, d’écosystèmes ou de milieux semi-naturels sous l’action de l’homme. Un milieu est dit ‘anthropisé’ quand il s’éloigne de la naturalité)
  • Documenter la capacité de charge des écosystèmes.
  • Établir une table de concertation de bassin versant du lac Laurel afin de faciliter la coordination des différents intervenants dans la protection à long terme des lacs de la municipalité. (98% de la superficie de la municipalité de LDSI fait partie du bassin versant de Laurel)
  • Intégrer à la matrice graphique le réseau hydrique répertorié par Biofilia afin de faciliter la prise de décision liée à la gestion du territoire.
  • Mettre à jour les dispositions normatives de la règlementation d’urbanisme de la municipalité, en considérant les contraintes naturelles et anthropiques dans le développement et la gestion du territoire.

 

L’envergure de cette vision et le temps nécessaire pour l’atteindre dépend directement des principes et de la conviction des citoyens et de leurs élus.

La protection de l’environnement et la mise en valeur du territoire comprend un ensemble – politique, actions et règlements – qui permet de contrôler la pression du développement et des usages sur le milieu récepteur.

La sensibilisation face à l’importance des processus naturels et des impacts des gestes posés est un élément clé du succès d’une politique environnementale.

THÈMES

La politique environnementale de LDSI est répartie sur cinq thèmes :

A. Protection du réseau hydrographique

B. Protection du réseau forestier

C. Protection de la biodiversité

D. Protection de la qualité de vie

E. Politique de gestion des matières résiduelles

 

OBJECTIFS :

1. PROTECTION DU RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE

A. Protéger les rives et le littoral des lacs et des cours d’eau et milieux humides incluant les dispositions relatives à la renaturalisation des rives ;
B. Surveiller la qualité de l’eau des lacs ;
C. Contrôler les espèces exotiques envahissantes ;
D. Contrôler les eaux de ruissèlement vers les lacs et l’érosion ;
E. Vérifier et rendre conforme les installations sanitaires ;
F. Interdire le développement des zones propices à l’érosion ;
G. Appliquer des mesures de contrôle de l’érosion dans les chantiers de construction ;
H. Assurer une gestion des bassins versants de la municipalité.

 

2. PROTECTION DES MILIEUX VERTS ET COUVERTURE BOISÉE

A. Protéger la couverture boisée de qualité et sa mixité ;
B. Appliquer la politique des sommets protégés ;
C. Régir le lotissement et les implantations afin d’assurer une protection du couvert forestier ;
D. Contrôler l’exploitation forestière pour éviter les impacts visuels et empêcher tout impact sur l’équilibre écologique, sur la flore et la faune.

 

3. PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ

A. Préserver les habitats naturels ;
B. Préserver les corridors biologiques ;
C. Reconnaitre la présence de contraintes naturelles (milieux humides, corridors biologiques) et établir des distances minimales à respecter lors de l’implantation de projets à proximité de celles-ci.

 

4. PROTECTION DE LA QUALITÉ DE VIE

A. Encadrer les activités récréatives et touristiques afin de limiter les impacts sur les milieux naturels et la qualité de vie ;
B. Appuyer les initiatives des associations de lac (code d’éthique);
C. Protéger le ciel noir ;
D. Contrôler la pollution par le bruit;
E. Sensibiliser la population afin d’harmoniser l’ensemble des activités et de modifier les comportements.

 

5. MATIÈRES RÉSIDUELLES

A. Maintenir une position avant-gardiste dans la gestion de matières résiduelles ;
B. Encourager un changement de comportement plus responsable de la part de tous les acteurs de la collectivité.

 

6. PROTECTION DES MILIEUX VERTS ET COUVERTURE BOISÉE

A. Protéger la couverture boisée de qualité et sa mixité ;
B. Appliquer la politique des sommets protégés ;
C. Régir le lotissement et les implantations afin d’assurer une protection du couvert forestier ;
D. Contrôler l’exploitation forestière pour éviter les impacts visuels et empêcher tout impact sur l’équilibre écologique, sur la flore et la faune.